Philosophie

Enfant


est le fruit de la vie. Fruit de la procréation dont sa maturité, son épanouissement chez les hominidés n’a pas de limite innée dans son existence, mais seulement des limites physiques et biologiques.

L’enfant est le terme qui refuse toute tragédie de l’homme, élève l’espoir, le devenir individuel et des sociétés voire des civilisations.

L’enfant est le terme, dans mon langage, pour dire que l’homme voire les singes hominidés n’ont pas de limites sociales donc pas de limite de pensées, de représentations donc pas de limite de langage, pas de limite d’éducation donc aucune limite d’apprentissage.

L’enfant est en devenir signifie que tout ne se joue pas à la naissance et que ces hominidés par leur vie sociale et environnementale sont parmi leur semblable des êtres uniques, car il y a un processus de construction très complexe et multi factoriels pour chaque existence, pour chaque enfant.

L’enfant est le devenir et l’enfant est aussi cet être singulier. Le devenir dit que tout n’est pas actualisé dans l’enfant, c’est pour cela qu’il peut ne cesser de grandir de s’éveiller à sa manière, d’être libre hier ou demain, d’être condamné hier comme demain.

L’enfant est le devenir car sans cesse il cherche son affirmation, et c’est pourquoi il sera enfant toute sa vie, car son existence peut s’accomplir et être satisfait de ce qu’il est (la plénitude) mais il sera toujours existant, c’est-à-dire toujours en train de s’affirmer ou voulant s’affirmer.

En réalité, le devenir est un arrière-plan de l’être, l’être est, le devenir est son moteur, ce que d’autres (Bergson et Nietzsche) appelle “l’élan de vie”. Je n’utilise pas ce terme-là, car je ne pense pas le vitalisme de ces philosophes ou des commentateurs qui leur collent ce terme. Je pense l’enfant en terme ontologique, car justement, il a une existence sociale concrète (je pense donc plus comme Rousseau et son Emile, la société est ce qui lui donne l’accent d’être singulier, d’avoir son propre devenir, de s’affirmer et d’être libre), c’est-à-dire que le devenir est ce qui explique les possibles des hominidés, tout comme les lois naturelles expliquent la possibilité d’un phénomène scientifique de se réaliser ou non. L’ontologie seule est pure métaphysique, un délire.

Le terme d’enfant est plus grand que la conceptualisation de la conduite libre des hommes. En d’autres termes, le terme d’enfant ne comprend pas que le devenir comme moyen d’être libre en affirmant ce que l’on est). Ce terme signifie aussi qu’il n’y pas d’âge pour être un enfant. Le terme d’adulte est une convention sociale avec des aspects biologiques (fin de la puberté et parfois à 18 ans, elle n’est pas toujours finie !). En réalité, il n’y a que des enfants dans ce monde, des enfants qui ont grandi, mais ont cessé de grandir (presque tout le monde est ainsi), des grands enfants (des adultes qui n’ont pas cessé de grandir, cas très rare, et je ne parle pas de retard mental), puis il y a des ados et les différents développements des enfants.

Les grands enfants ont compris que leur jeunesse s’arrêtait quand ils seraient vieux, ils ont aussi compris qu’on peut toujours grandir et s’éveiller de manière structurante même après ses 30 ans ! Les grands enfants n’affirment pas leur stabilité, mais leur plein pouvoir, leur faculté, leur devenir ! Ces grands enfants ne se sont pas “installés” ni ne se sont fixés. L’être lui vit et en lui rien n’est fixe, il cherche son grave, son devenir ! Si on se fixe à 30 ans alors on vieillit à partir de ces trente années là.

Il n’y a pas d’âge pour être un enfant. Être un enfant est ce qui permet de devenir (s’accomplir et devenir unique parmi ses semblables). L’enfant, dans mon langage, est très fortement lié à l’image des jeunes enfants (croyance, éveil et jeu) mais aussi à l’image des artistes (création). L’enfant est aussi une image de ce qui est beau, car ils savent s’amuser, ils remplissent de manière forte leur être cognitif (avec des croyances) et savent jouer. Sans ces trois aspects, on passe surement à côté de son existence. Ne croire en rien n’existe pas, il faudrait penser autrement que de manière humaine. Jouer renferme l’intérêt pour la vie, nos raisons de vivre, c’est une activité qui nous aide à nous épanouir (je ne parle pas que des jeux, jouets, du sport, mais aussi jouer ça peut être flirter, regarder les étoiles avec un télescope, faire des vidéos, écrire, travailler avec passion… Jouer c‘est un lien d’intérêt pour son être qui relie le monde et soi-même). Quant à la création, elle est un des moyens que je prône pour mettre un peu de son être en dehors de soi, mais à l’intérieur du monde, pour se connecter aux choses, à notre environnement, c’est-à-dire d’être terrestre.

Ce qui suit prend en compte le fait que l’homme est d’abord et avant tout de la matière, que l’esprit immatériel n’existe pas, que nous sommes formés de molécules et que nous sommes sous le coup des lois de la nature. Avant tout, être ici ou dans l’univers revient à être matière, nous sommes avant tout matière avant d’être individu social. Le monde physique prévaut toujours sur celui de l’existant, de l’existence. Il prévaut toujours sur le monde des hommes, et la nature est là pour nous le rappeler, et cela, sans bienveillance. Ce qui suit, parlera donc de ce qui est après cet être physique, moléculaire, cellulaire : l’être socio-cognitif.

L’enfant est une primauté ontologique, c’est-à-dire qu’en premier lieu, nous sommes enfants (et ce même avant d’être des humains!). Nous ne sommes pas rationnels, ni animal, ni animal politique en premier, nous sommes enfants. Pour découvrir cela, rien de plus simple il faut suivre le fil de la vie, le cordon ombilical.

La primauté chez les hominidés : être un enfant, ce qui permet le devenir, les possibles, d’être libre et la liberté d’être (singulier)

La spécificité chez les hommes : l’être cognitif et la cognition qui va au-delà du réel (ce qui permet de penser, de raisonner, d’imaginer, de se représenter, de rêver, d’avoir des sentiments, des idées, des formulations irrationnelles, des représentations absurdes, de sentir, d’analyser, d’expliquer, de parler… Bref, tout cela concerne tout ce qui est cérébral et cognitif.)

Le facteur le plus déterminant chez les hommes : le caractère social (pulsions psycho-sociales, sociabilisation, société, liberté politique, culture, vision du monde et de la vie, valeurs morales…)


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