Fulgurance

Textes, écrits, fragments de pensées dans le flux de la fulgurance :

POESIES

Aphorismes ou affreux prisme
Contre mon temps
Confusions (versifié)
Deux mots
Grammour
Humanisme et marasme
Le jeu
Le sentiment d’existence
Légèreté et Gravité
La poigne
Soustraction céleste
Le chantant, le fulgurant, le structurant.

 

 


 

L’activité : l’écriture, plus précisément le pensécrire
Le processus : Un mystère du cerveau
Le mode : la fulgurance
Le genre : l’aphorisme surtout ainsi que la poésie, puis le reste : les métaphores, les maximes, les punchlines, les proverbes et dictons…
Le but: l’expression et aller contre l’écriture au préalable codée, conventionnée et convenue.
Les effets : le développement de l’intuition, c’est à dire donner la capacité à ce qu’on appelle la “raison” de prendre la réalité comme une totalité et non segmenter la réalité pour la comprendre.

 

J’essaye d’écrire ma pensée, la forme propre. Y aboutir est un mythe.

La fulgurance, l’écriture presque automatique, propre à l’intelligible ne convient pas à l’oral et à la lecture guidée (récit, démonstration, dialogues, argumentation…). Solipsisme, te voilà!

La fulgurance est la forme la plus singulière d’écrire. Elle déploie la structure de notre intérieur, ce qui se passe dans le cerveau : la fulgurance décrit la logique expressive personnelle. Ici, je ne cherche pas quelque chose à écrire, je ne cherche pas à transmettre, je ne cherche pas à montrer, à faire plaisir, je cherche à exprimer. A la recherche de l’expression inviolable, authentique.

La concision, l’effet lapidaire, la fulgurance, les images, les métaphores, la poétique, l’acharnement du phrasé, relèvent de ma manière d’écrire la plus stricte. C’est obscure, médiocre, la syntaxe est mauvaise, mais c’est au plus près de ce que je pense, ce que je suis. C’est à la fois une expérience, un travail et toujours une satisfaction.

L’expression n’est jamais un échange. Celui qui exprime ne le fait pas envers quelqu’un qui reçoit. Il exprime non en donnant mais en se donnant, autrui est secondaire. Je m’exprime de cette manière car je sais que je ne peux y revenir dessus, cette écriture est incorruptible, incorrigible.

Pour apprécier, le lecteur est quelqu’un qui est disposé, qui cherche, qui est actif. Cette écriture n’a pas de public, elle n’a que des lecteurs vagabonds, vagabonds à la recherche de quelque chose, des nomades qui s’arrêtent pour saisir l’instant puis repartir. L’aphorisme est grandiose pour cela.

Cette écriture ne se lit pas. C’est tout autant la pensée du lecteur et du scribe qui est au travail. Il faut être curieux. C’est une manière d’inciter à la réflexion. Le “je vois mais ce n’est pas très clair” nous questionne. Mon écriture suggère au lecteur d’activer une réflexion. Cela est maladroit, mais authentique. J’ai toujours écrit ainsi, c’est un penchant naturel. Pour autant, je manie ce naturel justement pour combattre l’écriture limpide socialement convenue qui ne s’accroche pas au cerveau. Au delà des sujets que je peux aborder, je veux aussi que ma forme d’écriture stimule l’autonomie de penser de chacun.

Ai-je donné à ce penchant une raison de d’exister aux yeux des autres ? Que finalement mon écriture vaille le coup d’être lue, lui donner un sens au regard des autres n’est-ce donc pas la finalité ? Et que donc finalement, elle a été corrompue car plus rien n’est fait pour l’expression mais pour décrier les écritures atones.

Comme tout, rien n’est simple.
J’écris de cette manière car c’est la manière la plus simple, rapide, authentique, véritable et singulière pour moi qui signe ce que je suis (explication).
Mes motivations sont liées à l’ego et à la vérité, écrire de cette manière c’est mettre le moi en scène de manière authentique.
Le but interne de cette écriture est certes de m’exprimer (c’est ce pourquoi j’écris de cette manière) mais il y a aussi d’autres buts qui sont venus après et qui viennent après dans le temps. Les buts externes, ce que je vise, c’est de créer, de donner du sens, et d’interpeller l’écriture lisse dépourvue d’irrégularité donc de transparence, qui ne manifeste pas, en un mot qui n’est pas expressive.