Fulgurance

Grammour

Aimer, il n’y a que cela à faire !

J’aime, j’aime beaucoup, j’aime trop, je n’aime pas assez, je vis d’amour, je meurs d’amour !

L’amour est puissance, aimer c’est un océan de potentiel. J’aime les étrangers, j’aime le monde, la vie ! N’aimerais-je pas plutôt les concepts plutôt que ses individus? Il est parfois reproché aux humanistes d’aimer l’idée, leur idéal, mais pas vraiment l’objet de cet idéal. Même en amour nous aimons parfois autant voire plus l’idée de son homme, de sa femme que sa femme ou son homme avec ses qualités, ses défauts, ses habitudes, ses comportements, ses attitudes et ses positions.

Nous sommes cognitifs, aimer l’idée d’un objet est pour nous naturel, car nous aimons ce que nous nous représentons. Aimer, c’est surtout aimer ce que l’on se crée, l’amour est forcément lié à la connaissance, qu’elle soit fausse ou vérifiée. L’amour né d’un pas du cerveau, et si ce pas est imperceptible et que vous ne sentez que la chaleur, le cœur et les frissons, c’est alors que vous avez emprunté une marche de la fulgurance, un pas si rapide que votre corps trahit votre perception !

Conclusion : il est tout à fait naturel d’aimer l’idée de l’objet aimé mais il est pathologique d’aimer l’idée fausse d’un objet ou d’aimer plus l’idée que l’objet ! L’amour est créateur de manière de voir, l’intérêt dans l’amour c’est de nous rendre plus fort, c’est à dire que l’objet qui suscite nos émotions ne doit pas nous laisser réactif mais actif, l’amour rend créateur ! Le piège est que la création de l’amoureu-x-se-, son idée, son fantasme, sa vision du monde, dépasse quelque chose qui n’existe pas. Etre actif en amour ce n’est pas se créer une illusion plus forte que des sentiments, c’est pouvoir affirmer ce que l’on est en créant quelque chose de plus fort  et vrai que ce qui nous bouleverse ! Si tonne en toi la foudre, alors brillerait de toi l’inflation cosmique !*

*La foudre ne fait pas de bruit tout autant que l’inflation ne brille pas, mais toutes deux sont des événements-facteurs du son et de la lumière.

En somme, un courant électrique de 30 volts reçu par le regard de la personne aimée te donne la force d’éclairer ton foyer. L’énergie créatrice, cette force divine ou simplement humaine, grandis avec !


Humanité est un mot d’amour. “Moi aimer toi” a donné lieu à des familles, des peuples, des générations mais aussi des frontières, des guerres.
Les mots d’amour sont politiques, ils prennent parti.
Philosophie est un mot d’amour. Aimer la sagesse, apprendre c’est d’abord être en position d’apprécier une chose.
Les mots d’amour sont paléolithiques, ils civilisent.

L’Histoire des hommes est faite de sentiments ! L’historien du futur est un psychologue de l’affect, car s’il y a bien une chose qui fait l’Histoire et qui est un moteur immuable c’est l’amour !


Les mots d’amour.
Avant que d’être mot ils sont sentiments. Avant que d’être sentiment ils sont sociaux.
Avant que d’être amour ils sont sens. Avant que d’être sens ils sont sociaux.

Les mots d’amour sont définitivement sociaux.

L’amour commence là où la société commence, le premier amour dans le développement de l’homme et dans son histoire, et l’amour des parents à son enfant.

On pourrait dire que les mots d’amour sont biologiques, c’est à dire lié à la vie de la procréation, qu’ils sont dans un processus biologique et qu’aimer est naturel. Pour aimer il faut avoir été aimé(e), si bien que l’amour n’est point naturel mais interdépendant de la relation entre deux êtres ! Un enfant qui n’a point reçu de soin ni même d’amour voire d’aucune attention, en un mot abandonné au monde, ne connait pas l’affection ! L’amour n’est pas biologique, c’est un processus psychologique aux facteurs sociologiques.

Qu’est-ce qui donne naissance à l’amour ? C’est la vérité !
Comment cela ?
La première vérité d’amour est : reconnais ton enfant, c’est l’aimer ! En retour, l’enfant est réceptacle d’amour et donne son amour par son interdépendance sociale à ses parents ! Le besoin d’amour est provoqué socialement, par l’interdépendance de la famille ! Le premier mot d’amour est donc une vérité : je t’aime maman, papa, nous parents t’aimons petit enfant !

Qui n’est pas capable d’aimer son enfant ne s’aime pas, car il ne reconnaît pas sa plus forte action en ce monde, il voit trouble et ne voit pas la vérité la plus forte, que procréer c’est aimer ensuite mais c’est d’abord s’aimer soi, car pour faire naître il ne faut point être dégoûté de ce que l’on est !

Quel parent ne s’aime pas et donne naissance ?

Grand dieu, et si mort, appelons le Rousseau, l’homme putride aux enfants délaissés, qui fut le plus grand des penseurs sur la société ! L’homme complet est un homme paradoxale car il embrasse toutes ces illusions en même temps.

Arrêtons ici, car il y a de l’envergure à prendre, et si par des côtés vous m’êtes tangentes, restez à tendre l’oreille ! Dans la naissance il y a deux actes, celui d’aimer en procréant, et celui d’accoucher sans amour !
Il est criminel d’accoucher sans amour, le plus funeste est le viol, il est si terrible, tant d’effroi et d’injustice, il n’y a pas assez de dieux sur terre pour punir ces gens là, qui font tant de tort, qui se saisissent de deux existences par la cruauté qui n’est qu’humaine !
Dans l’accouchement sans amour, il y a l’accident, l’obligation maritale, les coutumes et toutes les cohortes absurdes qui donnent naissances à des parents terribles, qui sont la terreur de ce monde : la dégénérescence ! Puis il est très souvent le cas qu’aimer est passager et que donc les couples peuvent arrêter de s’aimer avant la naissance. Un autre cas est possible, candidement aimer est illusion c’est alors l’enfant qui nous éclaire sur les faux sentiments du couple !


La grammour, c’est l’art de créer du caractère avec son plus profond caractère ! Tisse les mots, hisse le morse, créer c’est rendre fou l’apposé !

Ma grammour est d’aimer sans objet à l’universel, l’art de prononcer les affects, l’art de la formulation lyrique, en un mot je succombe à tous, je ne hais point et j’aime que peu de particuliers ! La grammour de l’indicible et qui fait couler tant d’encre, aux amours, aux chéris, aux amantes, aux aimants, aux belles choses des affres, au parfum excitant de la passion !

Mettre en lettres le vivace, tout émoi, tout en toi, ici je viens chercher ta personne car je l’aime, car j’aime les humains, car mon espèce est capable du meilleur !

Se rend t-on vraiment bête lorsqu’on grammour avec élan ? La bêtise n’est elle pas de succomber à la plus délicieuse des folies ?Vraiment, es-tu chien lorsque tu dis “ma puce” ? (Tu te sens gêné(e), tu te grattes) ! Pourquoi cet abrutissement légal, légitime, reconnu mais taboo dans l’étude des mœurs, est-il une folie naturalisée ?

Pourquoi tant de règle, de norme, de correction, de sanction dans nos rédactions, et pourquoi dans les mots d’amour ne règne qu’une pâle grammour ? Pâle car la grammour se démocratise et si bien que tout amoureux vit la même chose et pense pourtant vivre ce qu’aucun n’a pu vivre auparavant, pourquoi nous tombons tous dans cette illusion que l’amour est exceptionnelle alors que même nous devenons attendris au point d’oublier nos droitures ou nos froideurs ? Pourquoi ne reconnaît-on pas que l’amour est banal, la grammour parle d’elle même, nous parlons tous de la même manière d’amour lorsque nous nous sentons ou pensons amoureux, quel est ce consensus commun qui ne livre qu’à soi même ?

Je crois avoir la réponse.
L’amour abrutissant dans sa formulation (et pas forcément dans ses sentiments) est l’expression d’un symptôme de nos sociétés où l’individu se comporte de manière convenue et consentie en adulte alors qu’il ne sait pas qu’il est en plein potentiel de grand enfant. Ecrasé sous le point des conventions d’un monde d’homme et à l’éducation de femme, englobé dans une norme de convention d’adulte, voici l’individu qui crie “mon bout de chou”, et oui car même les parents sont touchés ! L’amour et les grammour sont des signes et des symptômes d’un monde d’adulte alors qu’il est naturel pour tout individu de continuer de grandir en grand enfant.

Le langage mes amis, c’est l’ouverture sur la critique de notre réalité ! Vive la fulgurance, vive les caractères chauds qui n’ont point de fumée car tout électrique !

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